CONSTITUTION ET TRANSFORMATION DE LA MATIERE
Acide :
Espèce susceptible de perdre un proton $\ce{H+}$ : $$\ce{AH_{(aq)}->A-_{(aq)}+ H+}$$ Avec $\ce{A-_{(aq)}}$ la base conjuguée. L’acidité traduit la capacité d’une entité à céder ce proton à un réactif basique.
Base :
Espèce capable de capter un proton $\ce{H+}$ : $$\ce{A-_{(aq)}+H+ ->AH_{(aq)}}$$
Avec $\ce{A-}$ l’acide conjugué.
Couple acide/base noté $\ce{AH/A-}$ dont la demi-équation s’écrit : $$\ce{AH_{(aq)} ⇄ A-_{(aq)}+H+}$$
Lors d’une réaction acide/base l’acide d’un couple interagit avec la base d’un autre couple. L’équation de la réaction revient à la somme des demi-équations. Si la réaction est réversible il faut utiliser une double flèche. Si la réaction est totale alors il faut utiliser une simple flèche.
Couple acide/base de l’eau
$\ce{H3O+_{(aq)}/H2O_{(l)}}$ : $\ce{H2O_{(l)} + H+ -> H3O+_{(aq)}}$
Ici l’eau joue le rôle de la base.
$\ce{H2O_{(l)}/HO-_{(aq)}}$ : $\ce{HO-_{(aq)} -> H2O_{(l)} + H+}$
Ici l’eau joue le rôle de l’acide.
Une espèce amphotère est une espèce qui est à la fois l’acide mais aussi la base. L’eau est une
espèce amphotère.
Le pH d’une solution est un indicateur d’acidité d’une solution liée à la présence d’ion oxonium $\ce{H3O+}$. $$\ce{pH=-\log{\dfrac{[H3O+]}{C^o}}}$$ Avec la concentration standard $\ce{C^o=1mol \cdot L^{-1}}$
Dosage par étalonnage
Dosage spectrophotométrique
La loi de Beer-Lambert traduit la proportionnalité entre l’absorbance $A$ et la concentration de la solution
$C$,
à une longueur d’onde fixée : $$A=\epsilon \cdot I \cdot C = k \cdot C$$
Avec $I$ l’épaisseur de la cuve où est mise la solution et $\epsilon$ le coefficient d’absorption molaire de
l’espèce
absorbante.
Dosage conductimétrique
La conductivité $\sigma$ traduit la capacité d’une solution ionique à conduire un courant électrique, elle
s’exprime en Siemens par mètre ($S \cdot m^{-2}$).
Elle est définie par : $$\sigma=\Sigma_i \lambda_{xi}[X_i]$$
Avec $\lambda_{xi}$ la conductivité molaire ionique et $[X_i]$ la concentration en ions $\ce{X_i}$.
Pour une solution suffisamment diluée ($C < 10^{-2} mol \cdot L^{-1}$) et qui ne contient qu’un seul soluté
ionique, on peut définir la loi de Kohlrausch qui traduit la proportionnalité entre la conductivité et la
concentration : $$\sigma = kC$$
Déterminer une quantité de gaz
A l’échelle microscopique, un gaz est modélisé par un ensemble d’entités (molécules ou atomes) en mouvement
désordonné. Un gaz est dit « parfait » si la taille de ses entités est négligeable devant la distance qui les sépare
et si elles n’interagissent pas entre elles.
L’équation d’état des gaz parfaits relie différentes grandeurs macroscopiques qui caractérisent un gaz. Elle est
définie par : $$PV=nRT$$
Avec :
A température et pression fixées, on peut déterminer le volume molaire d’un gaz parfait : $$V_m=\dfrac{RT}{P}$$ Le volume molaire permet de relier la quantité de matière du gaz avec son volume : $$n=\dfrac{V_m}{V}$$
Spectroscopie : interaction de la lumière avec la matière
Spectroscopie UV-visible
Les solutions colorées absorbent dans le domaine du visible (400-800 nm). Certaines solutions incolores
absorbent
dans le domaine ultra-violet.
Le spectre d’absorption « UV-visible » représente l’absorbance $A$ en fonction de la longueur d’onde $\lambda$.
On
identifie une espèce chimique à partir du spectre d’absorption en déterminant la valeur de la longueur d’onde
correspondant à l’absorbance maximale, puis en la comparant à des tables de données comme références.
Spectroscopie infrarouge
A partir des tables de spectroscopie IR on peut identifier les bandes d’absorption de liaisons chimiques, et
ainsi
retrouver l’espèce chimique.
Un spectre IR définie la transmittance en fonction du nombre d’onde $N$. Le nombre d’onde est égal à l’inverse
de
la longueur d’onde : $$N=\dfrac{1}{\lambda}$$
Il s’exprime en $cm^{-1}$.
Lors d’un titrage, l’espèce que l’on cherche à déterminer est le réactif titré
placé dans le bécher. Il réagit avec le titrant de concentration connue, placée dans la burette
graduée. Le titrant est ajouté petit à petit dans le bécher, et à l’équivalence on atteint un mélange
stœchiométrique
des réactifs.
La relation à ce point est : $$\dfrac{n_0(titré)}{a}=\dfrac{n_E(titrant)}{b} $$
Avec a et b les coefficients stœchiométriques des deux espèces.
Titre massique et densité d’une solution
Le titre massique ou pourcentage massique noté $P_m(E)$ d’une espèce $E$ dans un liquide est le quotient de la masse $m(E)$ de cette espèce par la masse totale $m_{TOT}$ du liquide : $$P_m(E)=\dfrac{m(E)}{m_{TOT}}$$ La densité $d$ d’un liquide, à une température donnée, est le rapport de la masse volumique du liquide $\rho$ sur la masse volumique de l’eau $\rho_{eau}$ : $$d=\dfrac{\rho}{\rho_{eau}}$$
Titrage avec suivi pH-métrique
La réaction support est une réaction acide/base.
Le pH de la solution est mesuré par un pH-mètre par une sonde. Il en résulte une courbe de pH dont l’équation
est
$\ce{pH=f(V_{titrant})}$. Le point d’équivalence est au niveau du saut de pH. Les coordonnées du point d’équivalence
$E$, peuvent être déterminées par deux méthodes :
Titrage avec suivi conductimétrique
La réaction support fait intervenir des ions.
La conductivité est mesurée par un conductimètre. Il en résulte une courbe constituée de deux segments de droite
avec une rupture de pente. L’exploitation du point d’intersection des droites permet de déterminer l’équivalence du
titrage.
Suivi temporel et modélisation macroscopique
La cinétique traduit la vitesse à laquelle l’équilibre est atteint qui peut varier en fonction de la pression, la température, la concentration et la présence d’un catalyseur.
Facteurs cinétiques
Température : de manière générale, plus la température du système chimique est élevée, plus la
réaction sera rapide.
Concentration : plus la solution est concentrée en réactifs, plus la réaction sera rapide.
Catalyseur : substance qui a pour effet direct d’accélérer la réaction sans être modifié par
celle-ci. Cela se traduit par un abaissement de l’énergie d’activation (énergie nécessaire pour atteindre
l’équilibre). Si l’énergie à fournir pour atteindre l’équilibre diminue cela signifie que le temps nécessaire pour
atteindre cet équilibre sera plus cours : la réaction est plus rapide. Il peut être récupéré en fin de réaction s’il
est utilisé en quantité stœchiométrique. Il n’apparaît pas dans l’équation de la réaction.
Vitesse d’une réaction chimique et temps de demi-réaction
$$\ce{aA +bB->cC +dD}$$ Pour la réaction ci-dessus, la vitesse est définie par la dérivée de l’avancement volumique de la réaction par rapport au temps, c’est-à-dire la dérivée de la quantité de matière du réactif ou du produit. Elle est positive si c’est le produit, car il apparaît, et négative si c’est le réactif car il disparaît : $$v=-\dfrac{1}{a}\dfrac{dn_a}{dt}=\dfrac{1}{c}\dfrac{dn_c}{dt} (mol \cdot s^{-1})$$
La vitesse volumique est la vitesse sur le volume de solution : $$v_m=\dfrac{v}{V}$$
On rappelle que : $$C=\dfrac{n}{V}$$
Donc : $$v_m = -\dfrac{1}{a} \dfrac{d[A]}{dt}=\dfrac{1}{c} \dfrac{d[C]}{dt}$$
Elle revient donc à la dérivée de la concentration du réactif par rapport au temps. Elle s’exprime en $mol \cdot
L^{-1} \cdot s^{-1}$.
Le temps de demi-réaction est la durée nécessaire pour que la moitié du réactif limitant soit consommée.
Réaction d’ordre 1
Considérons une réaction à un seul réactif : $$\ce{aA -> cC + dD}$$ La vitesse volumique est proportionnelle à la concentration du réactif : $$v_m=-\dfrac{1}{a} \dfrac{d[A]}{dt} = k[A]$$
Démonstration qui n’est pas à connaître, mais qui est à comprendre pour retrouver l’expression de l’équation de l’évolution de la concentration en fonction du temps : $$-\dfrac{1}{a} \dfrac{d[A]}{dt}=k[A]$$ $$\dfrac{d[A]}{[A]}=-ak dt$$ $$\int_{[A]_0}^{[A]_t}\dfrac{d[A]}{[A]}=-ak \int_{0}^{t} \,dt $$ $$[ln[A]]^{[A]_t}_{[A]_0}=-akt$$ $$ln[A]_t – ln[A]_0=-akt$$ $$[A]_t = [A]_0 e^{-akt}$$
Méthodes pour déterminer si la réaction est d’ordre 1 :
Modélisation microscopique
Mécanisme réactionnel : représentation des mouvements d’électrons impliqués dans les
transformations
qui surviennent au cours des réactions chimiques. C’est l’ensemble des actes élémentaires.
Acte élémentaire : processus qui se déroule à l’échelle microscopique, en une seule étape,
sans
transformation d’entités intermédiaires.
Intermédiaire réactionnel : entité produite au cours d’un acte élémentaire puis totalement
consommé dans un autre.
État de transition : état instable qui n’a pas de durée de vie finie, on ne peut pas
l’observé
expérimentalement. C’est l’état de la molécule au moment où l’énergie d’activation est atteinte.
Énergie d’activation : barrière énergétique à franchir pour que la réaction ait lieu.
Pour que la réaction ait lieu, il faut des chocs efficaces entre les entités chimiques. C’est-à-dire des chocs
qui
libèrent suffisamment d’énergie pour franchir l’énergie d’activation et une orientation spatiale d’entités
convenables.
Comme à l’échelle macroscopique, la température et la concentration influencent la vitesse de la réaction :
Un élément est caractérisé par : $$\ce{^A_ZX}$$:
Il est possible que deux éléments aient le même numéro atomique, on parle
d’isotope.
La radioactivité est un phénomène physique nucléaire (concerne les noyau), spontané ou provoqué, aléatoire et
exoénergétique (libère de l’énergie).
Désintégration radioactive : un noyau instable (noyau père) se désintègre en un autre noyau
(noyau fils) en libérant une particule et un rayonnement gamma. Selon la particule libérée il s’agit d’un type de
radioactivité :
Une réaction de désintégration radioactive est modélisée par une équation qui respecte la conservation du nombre
de
charge Z et du nombre de masse A.
Le rayonnement $\gamma$ est constitué de photons et résulte de la transition de nucléons entre les couches
énergétiques. Un spectre discret de raies d’origine nucléaire est émis. Ce rayonnement a une très grande énergie.
Il
n’intervient pas dans les équations de désintégration.
Diagramme (N,Z)
Il indique pour chaque élément chimique les isotopes stables et ceux qui sont radioactifs. Le nombre de neutrons N (égal à A – Z) est porté en abscisse et le nombre de protons (égal à Z) est porté en ordonnée. Pour les isotopes radioactifs, le type de radioactivité associée est indiqué dans chaque case. Tous les isotopes d’un élément se trouvent sur une même ligne.
Loi de décroissance radioactive
La probabilité de transformation d’un noyau père en noyau fils suit la loi de décroissance radioactive. Le nombre
$N(t)$ de noyaux radioactifs d’un échantillon diminue au cours du temps : $$N(t)=N_0 e^{-\lambda
t}$$
Avec $N_0$ le nombre initial de noyaux radioactifs et $\lambda$ la constante radioactive ($s^{-1}$) qui est
caractéristique du noyau radioactif.
La demi-vie est la durée nécessaire pour que la moitié des noyaux instables se désintègrent. On peut la
déterminer
graphiquement en exploitant la courbe de décroissance radioactive : $$t_{\frac{1}{2}}=\dfrac{ln2}{\lambda}$$
L’activité d’un échantillon radioactif correspond au nombre de désintégrations radioactives par seconde ayant eu
lieu
dans l’échantillon. Elle s’exprime en Becquerel (Bq). 1 Bq = une désintégration par seconde.
L’activité peut être modélisée par la loi de décroissance radioactive : $$A(t)=A_0 e^{-\lambda
t}$$
Applications
Datation
En archéologie la mesure de l’activité du carbone 14 permet de dater certains objets très anciens.
Médecine et radioprotection
État final d’un système siège d’une transformation non totale : état d’équilibre chimique
Une réaction non-totale est une réaction dont les réactifs ne sont pas entièrement consommés. La réaction atteint un état d’équilibre chimique où les réactifs coexistent avec les produits. On parle d’équilibre dynamique. La réaction peut donc se produire dans deux sens inverses, l’équation s’écrit : $$\ce{aA + bB ⇄ cC + dD}$$
Le taux d’avancement final est le quotient de l’avancement final (mol) sur l’avancement maximal (mol) : $$\tau = \dfrac{x_i}{x_{max}}$$
Quotient de réaction $Q_r$
$$\ce{aA_{(aq)} +bB_{(aq)}⇄cC_{(aq)} +dD_{(aq)}}$$ Pour la réaction en solution aqueuse ci-dessus $a$, $b$, $c$ et $d$ sont les coefficients stœchiométriques associés aux réactifs et aux produits. Le quotient de la réaction $Q_r$ est défini en fonction de ces coefficients et des concentrations des réactifs et des produits : $$Q_r=\dfrac{[C]^c[D]^d}{[A]^a[B]^b}$$ A l’état d’équilibre, il est appelé constante d’équilibre : $K$ qui ne dépend que de la température et est indépendant de la composition initiale du système : $$K=Q_{r,eq}$$ Tout système chimique évolue spontanément vers un état d’équilibre. A une température donnée on peut prévoir le sens d’évolution d’une réaction en comparant le quotient de réaction avec la constante d’équilibre.
Transformation spontanée modélisée par une réaction d’oxydo-réduction
Réaction d’oxydo-réduction : réaction généralement en phase homogène de 2 couples redox (oxydant-réducteur) avec échange direct d’électrons entre les espèces. La réaction bilan de la réaction chimique qui a lieu est une réaction spontanée. L’oxydant le plus fort réagit avec le réducteur le plus faible.
Réduction : l’oxydant est réduit en gagnant un électron : $\ce{Ox + e- -> Red}$
Oxydation : le réducteur est oxydé en perdant un électron : $\ce{Red->Ox +e-}$
Constitution d’une pile : deux demi-piles contiennent chacune un couple redox et sont généralement reliée par un pont salin. Rôles du pont salin :
La mesure de la tension entre les électrodes de la pile est la tension à vide, elle permet de déterminer la
polarité
de la pile.
Les électrons circulent de la borne négative à la borne positive (sens inverse du courant électrique). Ils
sortent
à la borne négative, on a donc une perte d’électrons, c’est le siège de l’oxydation :
l’anode. Ils arrivent à la borne positive, on a donc un gain d’électrons, c’est le siège de la
réduction : la cathode.
L’équation de réaction de la pile est l’équation bilan des deux demi-équation d’oxydo-réduction.
Caractéristiques d’une pile :
Oxydants et réducteurs usuels
$$\begin{array} {|r|r|}\hline \text{Espèce oxydante} & \text{Nom de l’espèce} & \text{Milieu} \\ \hline \ce{O2_{(g)}} & \text{Dioxygène} & \text{Air} \\ \hline \ce{ClO-_{(aq)}} & \text{Ion hypochlorite} & \text{Eau de javel} \\ \hline \ce{Cl2_{(g)}} & \text{Dichlore} & \\ \hline \text{Acide ascorbique} & \text{Vitamine C} & \text{Agrumes} \\ \hline \end{array}$$
Constante d’acidité
Un couple acide/base est caractérisé par sa constante d’acidité Ka ou son pKa. $$\ce{AH_{(aq)} +H2O_{(l)}}⇄A-_{(aq)} + H3O+_{(aq)}$$ $$\ce{Ka=\dfrac{[A-]_{eq}[H3O+]_{eq}}{[HA]_{eq}}}$$ $$pKa=-\log{Ka}$$ Donc : $$Ka=10^{-pKa}$$ Si $pKa < 1$ on parle d’acide fort, et si $pKa > 4$ on parle d’acide faible.
Produit ionique de l’eau
Nous avons vu que l’eau est une espèce amphotère, c’est-à-dire qu’elle peut jouer à la fois le rôle d’acide
mais
aussi de base.
$\ce{H3O+_{(aq)}/H2O_{(l)}}$ : $\ce{H2O_{(l)} + H+ ⇄H3O+_{(aq)}}$.
Ici l’eau joue le rôle de la base.
$\ce{H2O_{(l)}/HO-_{(aq)}}$ : $\ce{HO-_{(aq)} ⇄ H2O_{(l)} + H+}$.
Ici l’eau joue le rôle de l’acide.
L’équation bilan de l’autoprotolyse de l’eau est : $$\ce{H2O_{(l)} +H2O_{(l)} ⇄ H3O+_{(aq)}
+HO-_{(aq)}}$$
La constante d’équilibre de cette équation est le produit ionique noté :
$$\ce{Ke=[H3O+]_{eq}[HO-]_{eq}}$$
$$pKe=-log{Ke}$$
Donc : $$Ke=10^{-pKe}$$
A 25°C pKe = 14
Cas limite des acides et des bases fortes :
Un acide $\ce{AH}$ est d’autant plus fort dans l’eau que le pKa du couple auquel il est associé est petit.
Une base $\ce{A-}$ est d’autant plus forte dans l’eau que le pKa du couple auquel elle est associée est
grand.
Diagramme de prédominance et de distribution
Le diagramme de distribution représente le pourcentage des espèces acide et basique d’un même couple en
fonction du
pH de la solution.
Le diagramme de prédominance d’un couple représente les domaines de prédominance de l’espèce acide et de la
base
conjuguée en fonction du pH de la solution.
Indicateurs colorés et acides $\alpha$-aminés
Un indicateur coloré acido-basique est un couple acide/base dont les espèces conjuguées n’ont pas la même
couleur. Il
permet de repérer visuellement l’équivalence du titrage : au moment du changement de teinte de la solution est
lorsque
la solution atteint le $pH_E$ de l’équivalence.
Les acides $\alpha$-aminés sont des molécules qui possèdent, sur le même carbone, à la fois un groupe acide
: la
fonction acide carboxylique (bleu) ionisable en $\ce{COO-}$, et un groupe basique : la fonction amine primaire
(violet) ionisable en $\ce{NH3+}$.
Ce carbone est dit $\alpha$ car c’est le premier de la chaîne carbonée (cela suit l’alphabet grec, le
deuxième est
$\beta$ et ainsi de suite).
Ils sont caractérisés par 2 pKa. A pH acide, les deux fonctions sont sous forme acide : $\ce{COOH}$ et $\ce{NH3+}$. A pH basique sous forme basique : $\ce{COO-}$ et $\ce{NH2}$. A pH = pHi en solution aqueuse les deux fonctions son sous forme ionisée, cette espèce est appelée un zwitterion et est amphotère.
pHi est le pH isoélectrique qui correspond où l’ensemble de la molécule est neutre (les charges se compensent). C’est le cas du zwitterion. $$pHi=\dfrac{pK1 + pK2}{2}$$
Une solution tampon est une solution dont le pH varie peu par dilution ou par ajout de faibles quantités de solutions acide ou basique. Elle permet ainsi de maintenir le pH quasiment constant.
Passage forcé d’un courant pour réaliser une transformation chimique
Une transformation limitée est un état dynamique, c’est-à-dire qu’il y a bien une réaction. Mais les deux
réactions
inverses se produisent à la même vitesse microscopiquement, ce qui signifie qu’elles coexistent et donc on
observe
qu’il n’y a plus d’évolution. On va chercher à déplacer l’équilibre d’un côté, et ainsi forcer une des deux
réactions.
Une façon de forcer la réaction est de réaliser une électrolyse : on apporte de l’énergie au système par
un
générateur.
Un électrolyseur est une cellule électrochimique, c’est-à-dire un objet constitué de deux électrodes
séparées par
un électrolyte.
Une électrode : c’est un conducteur électronique comme les métaux, les semi-conducteurs ou les matériaux
carbonés
(ex : graphite, noir de carbone, carbone vitreux). La cathode est le siège de la réaction de
réduction, et l’anode le siège de la réaction d’oxydation.
Electrolyte : un conducteur ionique qui peut être une solution, des sels fondus, des matériaux solides comme
les
céramiques ou les polymères (plastiques).
La borne positive du générateur est reliée à l’anode, et la borne négative à la cathode.
L’intensité du courant électrique au cours du temps : $$I=\dfrac{Q}{\Delta t}$$
Avec $Q$ la charge totale qui passe au cours de la réaction durant $\Delta t$ : $$\ce{n(e-) \cdot
F}$$
Où $\ce{n(e^-)}$ est la quantité d’électrons échangés entre les deux électrodes au court du temps $\Delta t$.
Stockage et conversion d’énergie chimique
Il est possible de convertir une forme d’énergie sous une autre forme en utilisant un convertisseur.
Il est aussi possible de stocker de l’énergie pour en avoir une réserve (ex : batteries, panneaux
solaires). Une
partie de cette énergie stockée est perdue en étant dissipée sous forme de transferts thermiques.
Un accumulateur électrique est un convertisseur d’énergie pouvant se comporter comme :
Système chimique des organismes chlorophylliens : Ils sont constitués de glucose, d’eau, de dioxyde de
carbone et de
dioxygène : $$\ce{C6H12O6_{(aq)} + O2_{(g)} ⇄ 6 CO2_{(g)} + H2O_{(l)}}$$
Le jour, ils réalisent la photosynthèse : la lumière leur apporte de l’énergie qui fait évoluer la
réaction dans
le sens de formation du dioxygène. La nuit la réaction se produit spontanément dans l’autre sens, le sens
direct.
Formule topologique
L’écriture topologique est une représentation simple des molécules organiques :
Familles fonctionnelles
Règles de nomenclature :
Squelettes carbonés insaturés et cycliques
Le squelette carboné est la chaîne de carbone qui constitue les molécules organiques.
Il est dit insaturé lorsqu’il y a des liaisons multiples (double ou triple) ou un cycle.
Isomérie de constitution
Des isomères de constitutions sont des molécules qui ont la même formule brute mais une formule semi-développés différente.
Augmentation de la vitesse de formation
Il existe plusieurs façons d’augmenter la vitesse d’une réaction (voir cours sur les facteurs cinétiques -
SUIVRE ET
MODELISER L’EVOLUTION TEMPORELLE D’UN SYSTEME SIEGE D’UNE TRANSFORMATION CHIMIQUE) :
Optimisation du rendement
Optimiser le rendement signifie vouloir déplacer l’équilibre de réaction vers la formation des produits. Pour cela il existe deux possibilités :
Modification de groupes caractéristiques
Lors d’une synthèse organique il y a rupture et création de liaisons ce qui va modifier la chaîne de la
molécule.
Les groupes de la molécule réagissent selon un ordre de priorité.
Si on veut faire réagir un seul groupe de la molécule mais pas les autres, alors il faut « protéger »
celles que
l’on ne veut pas faire intervenir.
La protection de fonction consiste à transformer un groupe caractéristique de la molécule en un autre
groupe moins
réactif. Cela permet qu’il ne réagisse pas pendant le reste de la réaction. Il faut cependant que la réaction
de
protection puisse être réversible pour pouvoir « déprotéger » la fonction à la fin de la réaction.
Les réactions
Substitution : un atome (ou un groupe d’atomes) est remplacé par un autre.
Addition : Des atomes (ou des groupes d’atomes) est additionné sur une molécule contenant une liaison multiple (double ou triple).
Elimination : Des atomes (ou des groupes d’atomes) portés par deux carbones voisins sont éliminés ce qui va créer une deuxième (ou troisième) liaison.
L’élimination et l’addition sont des réaction inverses.
Un polymère est un ensemble de macromolécules. Dans une macromolécule une unité structurale identique appelée
un
motif, est répétée un très grand nombre de fois.
Les polymères sont à la fois dans la nature et fabriqués dans les laboratoires.
Synthèses écoresponsables
Une synthèse écoresponsable d’un produit permet de réduire au maximum l’empreinte environnementale en se proposant d’agir sur trois domaines suivant les 12 principes de la chimie verte :